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Elisa Réchiniac, élève à Bordeaux, et le Collectif Colombes

Elisa Réchiniac, élève à Bordeaux, présente le Collectif Colombes, monté avec des élèves de sa promotion

Elisa Réchiniac est élève de 3ème année de la formation d'Acteur au Cours Florent Bordeaux. Elle a monté le Collectif Colombes avec d'autres élèves de sa promotion. 

  • Qui êtes-vous ?

Salut, nous sommes le Collectif Colombes, une troupe composée de sept copains et élèves au Cours Florent Bordeaux ! : Pierre Bondy, Miren Erbinartegaray, Jean Yvorra, Bastien Gire, Noémie Ducuing, Louis Bonifassy et Elisa Rechiniac.

On fait tous partie de la première promotion des Cours Florent Bordeaux et on a suivi le cursus professionnel de formation de l’acteur pendant trois ans. 

On a tous fait un stage d’accès que ce soit théâtre ou cinéma pour entrer dans l’école, excepté Jean, qui lui a suivi le cursus ado à Paris avant que le campus de Bordeaux n’ouvre, et c’est en validant sa formation ado qu’il a pu acceder à la première année de Bordeaux. 

  • Pourquoi choisir le Cours Florent à Bordeaux ?

On vient tous du sud de la France, on tient au soleil ! Et le cadre des Cours Florent Bordeaux, entre le château, le parc et le nombre d’élèves restreint nous paraissait être le meilleur pour s’épanouir dans cette formation! 

  • Vous avez monté un TFE [travail de Fin d’étude] de fin de parcours en 3ème année. Pourriez-vous nous en dire plus sur le projet ? 

Pour mon TFE, j’ai (Elisa Rechiniac) décidé de me lancer le défi fou d’à la fois écrire une pièce, la mettre en scène et jouer dedans. C’était assez vertigineux comme pari, mais plus j’entendais les gens autour de moi me dire que c’était impossible, plus le projet avançait. La pièce s’appelle 2019. Le jour où j’ai commencé à réfléchir au sujet de ma pièce, j’ai fait une liste de tous les sujets dont j’avais besoin de parler. J’ai retrouvé ce bout de papier il n’y a pas longtemps, dessus était écrit : “Je veux parler de la rage, de la solitude qui grandit de jour en jour, du dictat de l’unicité, de la rue, du désir, de notre violence que l’on cultive, de notre ivresse, de la jeunesse qui tombe mais surtout de celle qui se relève.” Aujourd’hui la pièce est prête et toutes ces idées qui n’étaient à l’époque rien d’autre que de l’encre sur papier existent, sont prises en charge et sont entendues. J’ai pu faire ce saut vertigineux seulement grâce aux autres. J’ai écrit la pièce pour des comédiens que j’ai choisi, et qui à l’origine n’étaient que de simples inconnus pour moi, j’admirais leur manière d’être à travers les murs de l’école, mais je ne les connaissais pas.

Et puis le travail nous a rapproché, et plus le projet avançait, plus je m'entourais. Les comédiens qui m’accompagnent sur scène sont Louis Bonifassy, Miren Erbinartgaray et Jean Yvorra. Bastien Gire est devenu notre assistant metteur en scène et régisseur, Noémie Ducuing notre chorégraphe et Pierre Bondy nous a épaulé à la direction d’acteur. L’équipe est en réalité encore plus grande que ça, des personnes extérieures ont cru en notre projet et ont également grandement participé à la construction de la pièce ; nous avons Bench, notre musicien qui a composé toutes les musiques du spectacle, Solea Vargas qui a travaillé avec nous autour du projet depuis son début jusqu’à aujourd’hui, et enfin l'équipe de Matel Production ainsi que Florentin Pacifico avec qui nous avons réalisé le dernier acte de la pièce, qui est un court métrage. A l’origine j’étais seule, et de ce projet est né le Collectif Colombes. J’ai aujourd’hui une seule certitude, s’il avait manqué ne serait-ce qu’une seule de ces personnes, le projet n’aurait pas vu le jour. 

  • Comment vous est venu cette idée ? Comment travaillez-vous votre projet ? Comment répétez-vous et vous organisez-vous malgré la crise sanitaire et les consignes à respecter en vigueur (masque ; distanciation) ? 

Le confinement ainsi que la crise sanitaire actuelle, ont été pour nous un véritable rebond. Nous avons pris le temps, chacun chez soi de se retrouver, d’apprendre à mieux se connaître, prendre le temps de se questionner, de profiter de la vie avant de venir en parler sur scène. Et puis doucement mais surement nous avons commencé à travailler en visio, à rêver de l’après. A la sortie du confinement, l’écriture de la pièce était terminée et le texte appris par les comédiens. La base étant déjà là, nous avons pu travailler d’arrache-pied, partir en résidence pluieurs fois, commencer à faire les démarches de programmation, monter notre association... Tout est allé très vite, parce qu’on était prêt. Le confinement nous avait permis de l’être. En dehors de ça, les propos qui sont défendus dans la pièce ont grandi en valeur avec la situation actuelle de notre pays, si l’on doutait encore de notre nécessité à prendre la parole avec ces textes, le coronavirus nous y a forcé.   

  • En quoi votre formation au Cours Florent vous a servie pour ce projet ? 

Sans le Cours Florent on ne se connaîtrait pas ! Ç’a été un lieu de rencontre que ce soit pour nous sept et bien d’autres, mais aussi le lieu où on a rencontré le théâtre, cet art devenu notre passion commune et surtout, nos professeurs qui nous ont fait grandir artistiquement comme humainement durant ces trois ans. On n’en serait pas là sans eux.

Affiche de 2019 le spectacle du Collectif Colombes

  • Comment faîtes-vous pour alterner cours au Cours Florent et expériences professionnelles ?

Il faut se l’avouer, les Cours Florent sont un réel investissement humain et temporel! On a tous choisi pendant ces trois années de se consacrer principalement à nos études, mais aujourd’hui le projet 2019 et le collectif commencent à nous demander aussi beaucoup de temps et d’investissement alors on s’organise le mieux possible! Et quand l’école sera terminée pour nous, on pourra se consacrer pleinement à nos furuts projets. 

  • Quel est votre moteur pour continuer d’avancer dans ce métier ? Qu’est-ce qui vous plait là-dedans ?

On a tous trouvé une passion qui nous anime et nous rend heureux! Maintenant qu’on est sûr que c’est ce que l’on veut, on s’y tient. On a la chance de s’être trouvés et d’avoir monté ce collectif qui aujourd’hui est un réel appui pour nous dans les moments difficiles et de doute. C’est notre moteur quoi qu’il arrive ! 

  • En quoi ce projet est-il formateur pour vous ?

Déjà ne serait-ce que pour les quatre comédiens, c’est le premier projet dans lequel on est sur scène pendant une heure. En réalité c’est beaucoup de première fois pour tout le monde! Bastien s’est essayé au poste d’assistant metteur en scène et régisseur, Noémie au poste de chorégraphe, Pierre à la direction d’acteur et Elisa au poste d’autrice et metteuse en scène. Et en dehors de tout ça, il faut le dire c’est aussi la première fois qu’on se confronte au monde professionnel et tout ce qu’il veut dire ; on a dû monter une association et découvrir les joies de l’administratif, apprendre à démarcher des théâtres, trouver des financements, des subventions, des lieux de répétition... Et même si c’est pas toujours évident, on adore ça ! 

  • Que pourriez-vous dire à celles et ceux qui vous lisent mais qui n’ont pas osé franchir le cap de tenter une audition ou un stage pour intégrer la formation professionnelle du Cours Florent ?

Sans le Cours Florent on en serait pas là tout simplement ! C’est un vrai lieu de formation artistique, de rencontre et d’art! Il ne faut pas avoir peur de ne pas avoir le niveau, en réalité personne ne l’a, tout ce qui compte c’est la passion! 

  • Et après le Cours Florent ? Vous terminez bientôt votre cursus de 3 ans, qu’allez-vous faire ?

On a déjà beaucoup de choses prévues pour « l’après Florent » ! On a eu la chance d’être co-produit par la mairie de Fleurence dans le Gers, on est donc pré-programmés pour la saison 2021 dans leur théâtre, et en parallèle nous irons jouer dans un grand nombre de lycées en Occitanie. À côté de ça nous avons une tournée prévue dans les dix-sept prisons de la région PACA/Corse. 

Et pour être plus précis, on a déjà quelques dates où vous pouvez venir nous voir! 

  • Le 26 et 27 Septembre à Saint-Antonin-Noble-Val, dans le cinéma Le Querlys
  • Le 22 Octobre à Toulon au Ptit Hangar
  • Et le 14 Novembre à Barcus 

Ce n’est que le début et on vous attend nombreux !!! 

Mais 2019 n’est pas le seul projet du collectif...

Nous avons d’ores et déjà un long-métrage en cours de création,  « L’Appât », réalisé par Louis Bonifassy, long-métrage qui a vu le jour suite à la carte blanche demandée pour la première échéance de troisième année. 

Et nous n’avons pas fini de rêver, tous ces projets ne font qu’éveiller notre désir de création.

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Revue de presse sur le collectif Colombes