Portrait

Pauline et Johanna

pauline-johanna-cours-florent
CAMPUS
Bruxelles
ANNÉE
2020
PROFIL

Elèves en deuxième année de la formation de l'Acteur au Cours Florent Bruxelles, Pauline et Johanna reviennent sur leurs derniers mois de cours, en virtuel.

  • Pendant le confinement le Cours Florent a organisé des Live Facebook, et des cours en ligne. Comment vous êtes-vous organisées dans votre travail ?

Pauline : Cela a été très différent entre ma classe principale et ma classe parallèle. Nous nous sommes très rapidement « vu » en ligne avec la classe de Damien Chardonnet. Alors qu’avec la classe de Noémie Carcaud il y a d’abord eu une étape avec beaucoup de lecture et de préparation. On a beaucoup travaillé « ensemble », la distance nous a demandé d’être plus attentif à l’autre et en même temps autonome. Ça a remis un peu les pendules à l’heure, pour confirmer qu’on avait vraiment envie de faire ça. J’avais envie d’avancer !

Johanna : On s’est posé beaucoup de questions, évidemment par rapport à notre scolarité, mais surtout par rapport à notre vie d’artistes. On voit que le secteur culturel a été très sérieusement touché. On se demande si c’est à cet endroit qu’on a envie d’être : comment en tant qu’artiste professionnel on vivra une telle crise si cela se reproduit ? Actuellement, j’ai un travail qui permet de faire face aux factures, mais si je me consacre à la création je devrais probablement avoir des économies pour faire face. J’ai une famille, ce sont des questions que je dois me poser… En ce qui concerne le travail de groupe pour l’école, ça n’a pas été facile car je ne suis pas fan de ces systèmes de communication virtuels. Je le fais vivre tout de même en surfant sur la vague. Mais on est vite saturé par les écrans. Ce qui est bien par contre c’est que cela nous responsabilise : tout ton groupe attend derrière son écran. C’est ici qu’on voit sur qui on peut compter et qui peut s’adapter à des situations complexes ! Et c’est un regard que l’on a sur soit aussi.

  • Aviez-vous un planning précis en dehors des cours, pour vos répétitions ?

Johanna : on a essayé d’être hyper rigoureux, dans la préparation de l’échéance Fragments en l’occurrence. Tout le travail est fait, nous attendons la distribution de Damien Chardonnet, dès la rentrée en août on attaquera le plateau. On a été consciencieux, on est prêt !

Pauline : Oui, en l’occurrence dès le début du confinement nous avons commencé à se donner des rendez-vous pour avancer sur cette échéance.

  • Fin Juin une échéance virtuelle a eu lieu pour les classes de Première, Deuxième et Troisième année. Comment cela s'est passé pour vous ?

Johanna : Nous avons travaillé sur des correspondances avec Damien, de façon à ce qu’on puisse travailler sous forme de monologue. Nous souffrions moins des aléas du virtuel, et à la fois c’est difficile parfois d’être juste face à soi-même, sans l’énergie de l’autre. Après des lectures nous avons décidé du choix des lettres, et nous avons travaillé les monologues en virtuel, avec l’écoute de tout le groupe. L’échéance était en live. C’est marrant car je me revois en début d’année, où nous avons justement travaillé des monologues, et je suis dans une dynamique tout à fait différente. Je me suis vu avancer sur certaines choses. Ce qui est super c’est la présence de Damien, ses retours, il a fait beaucoup pour nous.

Pauline : Avec Noémie, cela a été très différent. Les rendez-vous hebdomadaires se sont organisés à partir de mai, deux fois par semaine. C’était difficile de trouver des dates qui conviennent à tout le monde. En classe du soir beaucoup d’élèves ont un travail, parfois en temps plein. Ils étaient donc en télétravail et avec de manière paradoxale encore plus de travail qu’en temps normal ! Avant cela Noémie nous envoyait des lectures à faire. Quand les cours se sont mis en route on a eu la matière pour travailler. Nous avons aussi été dans une direction plus expérimentale, vers le théâtre d’objet, en partant d’une œuvre de Claudine Galea, Les chants du silence rouge. Il y a eu beaucoup d’essais vidéos, sur lesquels Noémie nous faisaient des retours pour que nous puissions faire évoluer la proposition. Tout le monde a bien tenu le cap ! On est tous fier de ce qu’on a fait. L’échéance n’a pas été live – c’était une échéance vidéo, et nous avons rendez-vous avec le jury pour discuter du projet.

  • Le confinement vous a confronté différemment au travail. Qu’en retirez-vous ?

Johanna : Ce rapport à l’image était intéressant. Nous avons préparé un journal de confinement. Sonia Pastecchia, qui est réalisatrice et chargée de cours au Cours Florent Bruxelles, est intervenue justement avec Damien, pour nous donner des astuces pour la gestion de la voix, du regard, de la lumière, du cadrage, des raccords… C’était indispensable et enrichissant, même si nos vidéos étaient faites avec les moyens du bord ! 

Pauline : J’ai eu des difficultés avec les exercices autour du théâtre d’objet. C’était un peu un ascenseur émotionnel : entre l’excitation de ce nouveau projet, jusqu’aux nombreuses difficultés techniques ! C’était très minutieux. Le premier essai vidéo de quelques minutes m’a demandé 4h de travail et une organisation à la MacGyver. Mais le résultat était très satisfaisant, et j’ai appris beaucoup. 

  • Comment envisagez-vous la reprise en août ?

Pauline : Vite ! Pitié ! L’écran ne remplacera jamais le travail de plateau, l’émotion des partenaires… Les sensations me manquent.

Johanna : Oui le rapport au plateau n’a rien à voir avec le virtuel. Le travail de vidéo est très différent, demande de s’attarder sur des détails autres que le jeu en soi.

  • Qu’attendez-vous de votre Troisième année ?

Pauline : J’attends beaucoup, mais je suis un peu inquiète du peu de temps que l’on aura entre la Deuxième et la Troisième année. Et en même temps on sera lancé dans le travail, on se posera peut-être finalement moins de questions… Aussi j’ai envie de rencontrer d’autres professionnels : les chargés de cours avec qui j’ai jusque-là travaillé m’ont emmené dans des endroits auxquels je ne m’attendais pas, et cela va continuer !

Johanna : Je suis aussi à la fois excitée et angoissée. Cela va être très court entre la Deuxième et la Troisième année effectivement, il va y avoir une charge de travail importante… Si on passe en Troisième ! J’ai hâte de me lancer dans un TFE et dans l’écriture. La découverte de trois metteurs en scène différents est exaltante aussi, de passer d’une vision à une autre.

Prochains stages à Bruxelles

Stage de théâtre de l'école d'acteur
Bruxelles

Tous les stages

Dans les locaux du Cours Florent Bruxelles
Noël 2020
Inscrivez-vous
Stage de théâtre de l'école d'acteur
Théâtre et Cinéma

Stage de théâtre

Paris / Bordeaux / Bruxelles / Lyon / Strasbourg / Lille / Tours / Nantes / Nancy / La Rochelle / Montpellier
noël / hiver / printemps / automne
Inscrivez-vous