Témoignage
Pablo Pauly
« C’est un métier difficile mais il faut rester soi-même et ne jamais arrêter d’en vouloir. »
Campus
Paris
Promo
2012
Ancien
Ancien élève du Cours Florent et de la Classe Libre, Pablo Pauly construit depuis ses années de formation un parcours entre cinéma et télévision. Révélé au grand public par Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, il multiplie depuis les rôles et les univers, tout en gardant un lien avec l’école où il a découvert le métier de comédien.
Ce n’était pas vraiment prévu dès le début. J’ai arrêté l’école très tôt et j’étais plutôt perdu. Mon entourage m’a conseillé de faire du théâtre et m’a inscrit à un stage d’acteur au Cours Florent. J’ai décidé de tenter l’aventure et n’ai jamais pu en sortir.
Mon professeur de stage m’a demandé comme exercice de choisir un texte pour le dire devant ma classe et j’ai réalisé que je pouvais faire passer de l’émotion aux autres. C’était quelque chose de magnifique à mes yeux d’être écouté et regardé par des gens.
Suite à mon stage, je me suis donc inscrit en première année de formation d’acteur, puis en deuxième avant d’intégrer la Classe Libre. J’ai également découvert le cursus anglophone Acting in English dirigé par Isabelle Duperray, qui m’a passionné et dans lequel je me suis plongé à fond.
On a beaucoup travaillé dans ce groupe. J’ai appris à jouer en anglais, ce qui me fascine car j’adore le cinéma anglo-saxon depuis toujours. Au début, je ne parlais pas très bien anglais mais j’écoutais beaucoup de films et de musique, je lisais des scénarios en langue anglaise et j’ai beaucoup travaillé. Au final, je trouve que c’est un beau challenge d’apprendre à tout faire, et Isabelle m’a donné encore plus confiance en moi pour y arriver sans jamais rien lâcher.
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De toujours avancer, de ne pas se limiter aux cours principaux mais d’essayer toutes les options de l’école (danse, chant, anglais…). Je pense qu’il ne faut jamais se complaire dans ce que l’on fait. Mon conseil est aussi d’être professionnel avec les gens et de ne pas envier les autres, c’est un métier difficile mais il faut rester soi-même et ne jamais arrêter d’en vouloir.
Après ses premiers rôles au cinéma et à la télévision, Pablo Pauly connaît un véritable tournant en 2017 avec Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir. Son interprétation lui vaut une nomination au César du meilleur espoir masculin en 2018.
Il poursuit depuis une filmographie éclectique, avec notamment Les Invisibles, Trois nuits par semaine, Borgo, Jane Austen a gâché ma vie ou encore Les Rêveurs d’Isabelle Carré.
En 2026, plusieurs nouveaux projets prolongent ce parcours : la série Fertile de Cédric Le Gallo pour ARTE, dans laquelle il joue aux côtés de Laurence Arné, ainsi que Le Charles, série à suspense tournée notamment à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle et destinée à Prime Video et M6. Il tourne également Maternité, titre provisoire d’une nouvelle série Netflix avec Izïa Higelin.
En juin 2026, Pablo Pauly est revenu au Cours Florent à l’occasion du troisième et dernier tour du concours de la Classe Libre, en qualité de jury. Il garde un souvenir très précis de cette même étape lorsqu’il était candidat : une journée particulièrement intense, qui peut, selon lui, changer la vie d’un acteur ou d’une actrice.
Heureux de pouvoir aujourd’hui accompagner à son tour les candidats, il les invite avant tout à ne pas trop se laisser envahir par l’enjeu du concours, à faire confiance à leur instinct et à se rappeler pourquoi ils sont là : pour jouer. De l’autre côté du jury, il revient également sur ce qui peut faire la différence dans une audition, entre rapport au texte, travail, talent… et une part impossible à maîtriser complètement.
De toujours avancer, de ne pas se limiter aux cours principaux mais d’essayer toutes les options de l’école : danse, chant, anglais… Je pense qu’il ne faut jamais se complaire dans ce que l’on fait.
Mon conseil est aussi d’être professionnel avec les gens et de ne pas envier les autres. C’est un métier difficile mais il faut rester soi-même et ne jamais arrêter d’en vouloir.
Un conseil qui résonne encore avec celui qu’il adresse aujourd’hui aux candidats de la Classe Libre : continuer à travailler, suivre son instinct et ne pas laisser la peur du résultat prendre le dessus sur le plaisir de jouer.