Portrait

Pablo Becerril

CAMPUS
Bruxelles
ANNÉE
2014
PROFIL
élève

Il faut arriver avec une envie et la tenir malgré les doutes.

J’ai été au lycée au Mexique et j’ai commencé le Théâtre à l’âge de 18 ans quand j’ai monté Les Misérables dans une troupe semi-professionnelle. J’ai créé un bon lien avec le metteur en scène qui m’a alors fait découvrir d’autres pièces, en tant que technicien. J’ai ensuite développé cet aspect technique en intégrant une formation dédié au Cinéma à Montréal. J’ai très vite eu besoin de retourner face caméra et je suis allé suivre la formation de l'acteur du Cours Florent.

C’est intéressant parce que je ne me rendais pas compte au début de mon évolution en tant que comédien alors que je la voyais clairement chez les partenaires de ma classe. C‘est surtout un développement assez personnel, les professeurs nous poussent à travailler sur nous-même, sur notre façon de jouer, de vivre. 

Il y a des liens qui se font dès la première année. On est tout de suite en train de se montrer et créer ces liens est un besoin lorsqu’on est en démonstration car c'est rassurant. On trouve des personnalités, de bons camarades avec qui travailler mieux. Et cela change en cours d’année, puis en deuxième année. On continue de découvrir des choses sur soi et sur les autres, par rapport au travail et aussi dans la vie extérieure à l’école.

Les  neuf heures de cours par semaine étaient une découverte. Je trouvais que c’était trop peu au départ. Ce sont neuf heures de jeu et d’interprétation avec un professeur. On voit beaucoup les autres travailler, se développer. On n’est pas toujours sur scène mais on apprend beaucoup grâce à ce regard externe. On a aussi la possibilité de faire une classe parallèle, ce que j’ai fait toute la première année et une partie de la deuxième. Ce qui est très intéressant puisqu’on profite de l’approche de deux professeurs différents, de deux groupes différents. Ce sont deux environnements, deux énergies différentes. 

A côté, j’avais besoin de plus : de danse, du cirque et même un peu de sculpture. Cela m’a enrichi énormément. En première année on a un peu de temps pour ça, en deuxième, c’est déjà plus dure.

  • Quel conseil pourrais-tu donner à un futur élève du Cours Florent ?

Je crois que le plus important c’est de savoir que l’on va arriver dans une formation dans laquelle le développement dépend de nous-même et du travail que l’on va fournir. Nous avons peu de matière en dehors des cours avec notre professeur, donc c’est à nous d’aller la chercher. On doit être motivé, travailler et envoyer de l’énergie. Il faut arriver avec une envie et la tenir malgré les doutes.