Portrait

Megan Marx

Découvrez le portrait de Megan Marx, élève de 3ème année au Cours Florent Bruxelles
CAMPUS
Bruxelles
ANNÉE
2019
PROFIL
élève

Portrait de Megan Marx, élève de 3ème année au Cours Florent Bruxelles

  • D’où viens-tu et quel a été ton parcours avant d’intégrer le Cours Florent à Bruxelles ?

Je ne viens pas de très loin, je suis bruxelloise de souche et j’ai toujours habité dans les environs. En secondaire, partagé entre sécurité et passion, j’ai décidé de combiner de manière inédite les mathématiques avancées et l’option art dramatique. En sortant de Rhéto, j’ai choisi la voie de la sécurité. Finalement, en août 2017, quelques jours avant d’entrer à l’université, j’ai tout simplement déposé mes fascicules de bio-ingénieur dans la poubelle et je me suis inscrite au Cours Florent.

  • Peux-tu nous parler de ton parcours à l’école ? Comment ont évolué ton travail, ton projet et ton engagement sur le plateau jusqu’à aujourd’hui ?

Arrivée au Cours Florent j’étais une petite chose toute timide, qui regardait ses pieds quand elle parlait et à peine audible sur le plateau. Et puis j’ai appris. J’ai appris à apprivoiser le regard des autres, j’ai appris à différencier le savoir-être et le savoir-faire, à lâcher prise et à travailler de la bonne façon. Le théâtre, c’est comme le sport, ça nécessite de l’entrainement, de l’endurance et de la persévérance, si tu arrêtes, tu reviens à la case départ. Durant ces 2 année, j’ai pu travailler avec plein de professeurs différents, que ce soit au niveau des classes principales et parallèles, des ateliers ou des Masterclass. Résultat : un enrichissement mirobolant et une fabuleuse complémentarité ! Depuis la Première année du Cursus, j’avance en me donnant des objectifs. Je me suis vite rendu compte que le chemin pour y arriver était tout aussi intéressant que le moment où on les atteint. Évidemment, en 2 ans, je suis passée par un nombre incalculable de hauts et de bas, et je ne suis pas du tout au bout de mes peines, mais cela fait partie de la formation et ça ne peut que nous être bénéfique pour la suite ; c’est-à-dire qu’il est presque indispensable de « se prendre des murs », particulièrement quand on est encore dans le cocon de l’école. « Plantez-vous » nous dit-on ! Cette formation il faut la voir comme un laboratoire, un lieu d’expérimentation dans lequel on a complètement le droit de se tromper ! Au fur et à mesure, je me débarrasse de certaines peurs et je continue d’apprendre.

  • Comment abordes-tu ta troisième et qu’en attends-tu ?

La Troisième année est une dernière année, mais je la vois plutôt comme une année tremplin, une année d’ouverture et non pas comme une année de clôture. Je ne l’aborde donc pas avec une mélancolie de fin de formation mais avec une excitation immense ! C’est une année durant laquelle l’autonomie et la collectivité seront au rendez-vous, encore plus que les autres années. On nous a donné les outils, à nous maintenant de montrer qu’on sait s’en servir ! Cette année nous serons confrontés à des metteurs en scène extérieurs qui ne nous connaissent pas forcément et notre but à nous sera de leur offrir de la matière, d’être présents, motivés, créatifs, assidus, de composer, de proposer et d’être ouverts à toutes propositions.

  • Comment prépares-tu ton prochain Module et ses différentes étapes ?

Entre carte blanche théâtre, carte blanche cinéma, scène imposée et travail d’une pièce, c’est vrai que ce début d’année peut paraître conséquent à première vue, mais il suffit juste d’une bonne organisation.  Pendant le mois d’août j’ai pris de l’avance sur mes deux cartes blanches et ça m’a permis d’être plus à l’aise à la rentrée. On commence à devoir jongler avec plusieurs groupes et projets et pour que le travail puisse avancer à un bon rythme il faut faire preuve de pragmatisme ! Je pense vraiment que pour ne pas partir sur de mauvaises bases en ce début de Module, l’anticipation, la communication et l’organisation sont les maîtres mots car les choses vont commencer à s’accélérer et s’entremêler donc je pense qu’il est impératif de déjà générer un bon rythme !

  • Quelle réplique t’a marqué dans ton parcours / cursus et pourquoi ?

« Mais où ? Tout est parti, mais où ? Où ça ? Oh, mon dieu, mon dieu ! J’ai tout oublié, oublié… tout s’est mélangé dans ma tête. » C’est une réplique d’Irina dans Les trois sœurs de Tchekhov.

Cette réplique m’a mis une pression colossale l’année dernière ! Pour le coup, je ne l’oublierai pas d’aussitôt. À l'occasion de l’échéance FRAGMENTS j’ai ouvert le bal avec cette première réplique et autant vous dire que je n’étais pas super sereine. Jamais je n’aurais imaginé quand même avoir autant de mal à poser une question de 6 lettres.

  • Quel conseil peux-tu donner à un futur élève du Cours Florent ?

Toi qui me lis, si tu as besoin de conseils, je te propose ceci : ose et aie confiance en tes doutes.