Portrait de Mathieu Perrais, élève de première année à Bruxelles
Portrait

Mathieu
Perrais

"Mes attentes sont toujours plus ou moins les mêmes, c’est-à-dire prendre plus confiance en moi, être à l’aise avec le regard des gens, savoir libérer mes émotions et devenir entièrement maître de mon corps." 

Campus Bruxelles
Année 2021
élève
  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Mathieu Perrais, j’ai 18 ans, je suis franco – allemand et actuellement en première année au Cours Florent de Bruxelles. J’ai déjà fait un an de théâtre d’improvisation dans mon ancien lycée et dans un groupe de théâtre d’impro, et finalement, j’ai décidé de me lancer dans cette formation.

  • Depuis quand le théâtre a-t-il une place dans ta vie ? 

Mon intérêt pour le théâtre n’est pas apparu du jour au lendemain, c’est-à-dire qu’il m’a fallu plusieurs années quand même pour me rendre vraiment compte que ça m’intéressait et que je pouvais me projeter dans le théâtre. Je pense que l’élément déclencheur qui a fait naître mon intérêt pour le théâtre c’était quand j’avais 14 ans : avec ma classe de l’époque on devait mettre en scène et jouer une pièce de théâtre pour la fin de l’année et je n’avais aucune envie d’y participer, mais on m’avait attribué l’un des rôles principaux qui au final m’a tellement plu qu’après cette expérience je n’ai jamais pu oublier le théâtre.

  • Quel souvenir gardes-tu de ton stage d’accès ?

Le stage d’accès restera pour moi l’un des meilleurs souvenirs. Même si au départ j’étais vraiment stressé à l’idée de commencer ce stage, j’en sors que du positif. J’ai eu la chance d’avoir un groupe avec lequel on a rapidement tissé des liens forts, même si au final ça n’a duré qu’une semaine et l’ambiance qui régnait était tout simplement bienveillante.

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Étant donné que je n’avais pas énormément d’expérience dans le domaine du théâtre, je n’avais pas vraiment d’attentes précises, si ce n’est de me sentir plus à l’aise et en confiance sur le plateau et bien-sûr d’améliorer mon jeu sur tous les points. Au début, j’étais impressionné et peut-être aussi intimidé par ceux qui ont bien plus d’expérience que moi, mais au final je me dis que tout le monde a été débutant avant de pouvoir imaginer être autre chose.

  • Début Novembre s’est déroulée ta première échéance : "Mise en jeu". Peux-tu décrire cette échéance, tes scènes présentées ? 

Cette échéance se présente en deux parties : La première partie c’est un monologue de cinéma d’une minute environ où on se retrouve seul sur scène avec un minimum de décor. Pour ma part, j’avais choisis un monologue de ma série préférée « The end of the fucking Word » en prenant le personnage de James. C’était ma partie préférée de cette échéance parce qu’on a vraiment une liberté quasi totale pour réinterpréter le monologue à notre manière.

La deuxième partie c’est une scène de théâtre d’environ 3 minutes avec un/e partenaire de jeu. Pour cette partie c’est notre chargé/e de cours qui nous distribue les scènes et les rôles et je suis tombé sur une pièce classique de Shakespeare « Le conte d’hiver », où j’ai interprété le rôle de Florizel, un jeune prince. Cette partie m’a un peu moins réussi parce que je me sentais moins à l’aise dans mon rôle ce qui a directement influé sur mon jeu. Mais je ne regrette aucunement d’avoir eu à jouer ce rôle !

  • Comment organises-tu ton travail ? 

Je sors tout juste de mes études dans le secondaire. J’étais plutôt habitué à beaucoup d’heures de cours (en classe), avec des devoirs à rendre pour le lendemain, etc... Au sein du Cours Florent, l’organisation des cours est très différente, parce qu’il s’agit beaucoup plus d’un travail collectif d’une part, mais aussi d’un travail sur soi et pour soi, puisque nous sommes notre propre outil de travail.

Dans une semaine j’ai entre 9h et 16h de cours, car selon les semaines j’ai aussi des ateliers qui viennent se rajouter, sans compter de classe parallèle. J’essaye toujours de faire le travail le plus tôt possible pour avoir le temps de digérer tout ce que j’ai appris. En plus des cours, avec deux autres amis on s’est fixé comme objectif de participer au Prix Florent Image en créant un court métrage de A à Z, c’est pourquoi on se retrouve environ deux fois par semaine chez moi le soir pour avancer sur ce projet et le concrétiser.

Pour le moment je ne peux pas trop me plaindre sur mon emploi du temps, car il me reste encore beaucoup de temps libre, mais je l’utilise par exemple pour regarder des films qui pourraient m’inspirer ou pour aller au théâtre.

  • Quelles sont tes attentes au sein du cursus ? 

Après les 3 mois passés au Cours Florent, je me suis rendu compte que je ne devais pas me fixer d’objectifs trop hauts, mais simplement vivre au jour le jour en donnant toujours le meilleur de moi-même pour m’améliorer le plus possible. Je vois le théâtre bien plus comme une sorte de catharsis, que comme une formation classique qu’on pourrait retrouver dans une université par exemple.

Mes attentes sont toujours plus ou moins les mêmes, c’est-à-dire prendre plus confiance en moi, être à l’aise avec le regard des gens, savoir libérer mes émotions et devenir entièrement maître de mon corps. Même si dans quelques années je change totalement de branche, j’en aurais toujours appris énormément sur moi. Et le plus important : je me serai fait plaisir !

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