Portrait

Colin Gigaroff

CAMPUS
Bordeaux
ANNÉE
2020
PROFIL
élève

Mesurer la chance qu'on a d'être ici et de faire ce qui nous anime

Colin élève en deuxième année Théâtre au Cours Florent Bordeaux, lors du confinement, il a tourné en dérision le coronavirus en musique. Découvrez notre échange ! 

  • Peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Colin Gigaroff, j'ai 33 ans et je suis en 2ème année option Théâtre avec Elsa Gallès sur le campus de Bordeaux.

  • Comment t'est venue l'envie de faire du théâtre/de la comédie et comment as-tu intégrer le Cours Florent Bordeaux ?

Depuis tout petit j'ai toujours été attiré par la scène et j'ai toujours aimé me donner en spectacle. Quand j'avais 12/13 ans j'ai vu un reportage sur Canal+ qui suivait une classe du Cours Florent à Paris et ça avait provoqué un truc de fou chez moi, je me suis dit, "c'est ça que je veux faire"! Mais à l’époque j'imaginais que c'était quelque chose d'assez inaccessible pour moi, pour ma famille. J'ai donc avorté l'idée et me suis dirigé vers une filière moins artistique, j'ai fait une école hôtelière. Après ça j'ai travaillé 15 ans dans la restauration en oubliant cette envie de faire du théâtre qui me faisait vibrer. Et il y a 2 ans, alors que j'étais en totale rupture professionnelle, je me suis posé la question de savoir ce que je voulais réellement faire de ma vie et ce rêve, cette envie de faire du théâtre a ressurgi ! J'ai donc tout plaqué pour venir faire le dernier stage d'admission l'année dernière avec tout mon déménagement dans la voiture et le lundi d'après j'intégrais les cours!

  • Peux-tu nous parler de ton parcours à l’école ? 

Dès que j'ai mis mon premier pied sur la scène je me suis tout de suite senti à ma place, j'ai passé une première année pleine de découvertes et de première fois! Cette deuxième année est plus intense, plus intérieure, je suis allé chercher des choses plus profondes en moi, avec des fois pas mal de doutes et de remises en question. Malgré des moments difficiles je prends toujours autant de plaisir à évoluer sur scène. J'ai vécu de très beaux moments pendant l'échéance "Contraste". J'attendais avec impatience de présenter mon parcours d'un rôle mais le Covid-19 en a décidé autrement.

  • En cette période compliqué, comment t’occupes-tu ? Et comment as-tu fais pour garder un lien avec le théâtre ?

Depuis le début de l'année je travaille à côté de l'école pour financer la formation et j'ai continué à travailler pendant le confinement. J'ai donc eu une bonne partie de mes journées d'occupée! À côté de ça je garde le lien avec le théâtre grâce à notre professeure qui ne nous a pas laisser tomber en cette période ! Nous avons créé des vidéos sur une chaine Youtube destinées  à divertir les personnes isolées dans les EHPAD. Et nous continuons de travailler sur notre Fragment on se voit au moins 2 fois par semaine pour avancer sur les coupes, faire des lectures, réfléchir à notre mise en scène...

  • D’où t’est venue l’idée d’écrire cette chanson sur le confinement ?

C'est parti d'un délire entre pote pendant un apéro virtuel où j'avais chanté le refrain sur le Coronavirus. Le lendemain un de mes amis m'a appelé en me disant qu'il fallait en faire quelque chose, on s'est donc mis à l'écrire. Par chance mon colocataire est musicien, une fois la chanson écrite, on a enregistré ça avec les moyens du bord! Ensuite on a filmé le clip qui a été monté par Elliot, un camarade de Florent, et on a balancé ça sur les réseaux!

  • As-tu des projets extérieurs au Cours Florent ?

Oui je fais du stand-up depuis un an, je me fais la main sur les scènes bordelaises et des alentours. Et en février dernier j'ai créé mon Comedy Club à Bordeaux qui s'est vite mis en pause à cause des mesures sanitaires, mais j'espère qu'on pourra repartir de plus belle à la rentrée!

  • Quels conseils donnerais-tu à un.e futur.e élève ?

Qu'il faut croire en soi et à son envie de faire ce métier. Qu'il faut se faire confiance et ne pas hésiter à aller visiter ce qui nous fait peur! De rester curieux et tout essayer. Ne pas avoir peur de se planter ou d'échouer parce que c'est ce qui nous fait avancer. De mesurer la chance qu'on a d'être ici et de faire ce qui nous anime. De mesurer aussi l’exigence de ce métier et travailler dur pour atteindre ses objectifs. Mais surtout de prendre du plaisir sur scène!

Le Coronavirus chanté par Colin :