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Adeline Picault, ancienne élève, nous parle de son film "T'as pécho ?"

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Adeline Picault, ancienne élève de la formation de l'Acteur sortira prochainement son film au cinéma. À cette occasion, nous avons voulu en savoir plus sur son premier long métrage.

  • Peux-tu nous parler de ton parcours au Cours Florent ?

Je suis entrée directement en deuxième année de la formation d'acteur au Cours Florent et j’ai suivi deux ans de ce parcours. D’abord avec Antonia Malinova, puis avec Jean-Pierre Garnier. J’y ai appris à aimer les textes et à rechercher le vecteur le plus juste pour les incarner et représenter.

  • Que gardes-tu de ta formation à l’école ? 

De l’école, je garde une certaine notion de la famille : celle des acteurs où le monde sensible fait loi. J’ai surtout eu le sentiment d’être immédiatement à ma place : avec les textes et le jeu. Ma formation m’a éveillée à la première dalle de mon parcours : écrire du théâtre.

  • Ton film sort le mercredi 29 prochain, peux-tu nous pitcher le scenario ?

Arthur, 15 ans, inexpérimenté, pour approcher Ouassima la fille dont il est fou, lui demande moyennant finance de lui apprendre à « pécho » des filles. Elle accepte à condition qu’il trouve d’autres losers comme lui. Ouassima donne ses cours dans les vestiaires des filles de la piscine où travaille son père...C’est l’histoire d’un premier amour.

  • Comment s’est déroulé l’organisation du long-métrage, entre écriture, casting, et tournage ? 

Il y a beaucoup d’étapes dans la « fabrication » d’un film. D’abord écrire bien sûr, c’est la partie la plus aisée pour moi. Je viens de l’écriture. J’ai écrit du théâtre pour les Editions Théâtrales ou Actes Sud durant le début de mon parcours. C’est le terrain connu.

Le casting se fait avec un directeur de Casting, David Bertrand pour "T’as pécho ?" Ensemble nous définissons des profils. Nous échangeons beaucoup avant de rencontrer les acteurs, de manière à ce que je lui précise la « couleur » du film et le fil qui doit unir tous les castings. Ensuite il reçoit les acteurs et me montre leurs essais. Dans un second temps, je les rencontre et les dirige et nous discutons de la meilleure alchimie possible. Tout se passe dans la concertation entre lui et moi, nous avons par ailleurs un lien privilégié qui facilite le processus. Et nous présentons nos choix aux producteurs qui donnent leur sentiment. Cela donne lieu à un nouvel échange. 

La difficulté pour "T’as pécho ?", était de trouver des acteurs adolescents en peu de temps, entre casting sauvage et biais plus classique. Des acteurs par définition, peu expérimentés, il fallait projeter leurs possibilités. Le choix a donc été assez instinctif, presque animal. Pour Vincent Macaigne, Ramzy et Sophie-Marie Larrouy, le choix a été plutôt évident.

Enfin le tournage, c’est le moment le plus ludique, excitant et épanouissant. Même si la tension est présente, c’est ce que je préfère, parce que c’est la victoire du présent. Quand on filme, tout advient : rien et tout, en fonction des jours, du temps, des humeurs. J’adore diriger les acteurs et voir l’esthétique du film s’incarner. C’est passionnant. C’est beaucoup de travail sans impression de travailler. J’ai eu chaque jour le sentiment de m’amuser et de donner un rythme au plateau et à l’équipe pour que cet amusement se prolonge.

  • As-tu d’autres projets pour la suite ?

Je travaille sur mon deuxième long et sur ma série. Puis j’interviens en écriture sur des projets qui ne sont pas les miens : en long-métrage comme en série. 

  • Quels conseils donnerais-tu à un élève ? 

Les conseils sont difficiles à prodiguer, car en réalisation comme en jeu, il n’y a pas de règle pour y arriver. Il faut accepter la part d'irrationalité et d’injustice. Cependant, j’ai le sentiment qu’il faut se nourrir de tout : livres, théâtre, film, danse, vie... Tout prendre, parce qu’un jour peut-être on s’en servira pour raconter une histoire ou l’incarner. Je crois aussi qu’il faut avoir les pieds dans le sol pour réussir, être concret, pas trop aérien. Je choisis des acteurs quand je peux leur faire confiance, quand je les sens solides dans leur fragilité et clair avec ce qu’ils sont. Je n’ai pas besoin qu’ils s’éventrent pour passer un essai. Je me méfie quand tout est trop dehors. Puis bien-sûr au cinéma, sans agent, c’est beaucoup plus compliqué, il faut en avoir conscience. Il y a tellement de comédiens, on ne peut pas rencontrer tout le monde. Avoir un agent est un signe de professionnalisation. Je vous dis ça, mais les ados de mon film n’en avaient pas pour la majorité d’entre eux... Le cinéma c’est le règne des paradoxes ! Il faut être vrai, il faut être soi-même pour le meilleur et pour le pire, ne pas se tordre, ni s’adapter à la demande, sinon on se perd... Puis l’appétit, avoir de l’appétit pour ce métier extraordinaire qui est tellement la vie et tellement en dehors aussi.

Découvrez la bande-annonce de "T'as pécho ?" sortie en salle le mercredi 29 juillet prochain :

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