Les élèves de 3ème année et François-Xavier Hoffmann à Bruxelles

Le travail de François-Xavier Hoffmann à Bruxelles avec les élèves de troisième année

Début Décembre, les élèves de troisième année du cursus de formation de l’Acteur du Cours Florent à Bruxelles ont présenté le travail du Module 1, dirigé par François-Xavier Hoffmann. L’occasion de revenir sur le parcours et les choix pédagogiques du chargé de cours.

  • François-Xavier, tu as multiplié les casquettes dans ton parcours : acteur, professeur, directeur pédagogique… Comment pourrais-tu résumer ton parcours ?

J’ai commencé par être acteur, comme tout le monde, si j’ose dire. Je travaillais surtout en compagnie pour le théâtre. Très tôt, François Florent est venu me chercher pour enseigner dans son école, où j’avais été un élève heureux. J’ai d’abord refusé, je ne me sentais pas du tout légitime. La tentation a été la plus forte et je n’ai quasiment jamais arrêté d’enseigner, en oubliant mon envie première qui était de jouer. J’ai fait des allers et retours entre la pédagogie et le plateau, notamment dans la Compagnie Francis Huster, où j’ai tout fait… Et puis j’ai eu la grande joie de travailler comme assistant-metteur en scène à la Comédie Française. Ses passerelles m’ont nourri et ont aiguisé ma passion pour l’enseignement. C’est une fonction qu’on ne peut exercer qu’avec enthousiasme, et même avec une sorte d’exaltation, en évitant de tomber dans le fanatisme.

  • Cela fait 5 saisons que tu viens donner cours à Bruxelles, depuis l’ouverture de l’école en Belgique. Y as-tu un attachement particulier ? Y a-t-il une particularité dans le travail ici ?

J’aime beaucoup la ville et je me sens plutôt bien avec les belges. J’ai du sang wallon et flamand dans les veines par ma grand-mère. Mon meilleur ami, Thierry Hancisse, parrain de cette école, est belge. J’ai vraiment le sentiment que la Belgique est une deuxième patrie. Y vivre me serait tout à fait possible.

  • Cette saison tu as choisi des œuvres de Pascal Rambert pour le Module 1 des élèves de 3ème année. Pourquoi ce choix ? Peux-tu nous expliquer le projet pédagogique du Module ?

Pascal Rambert est un auteur contemporain majeur, joué sur toutes les scènes du monde entier et pas encore assez connu en Belgique. J’avais commencé à explorer son œuvre, mais je restais insatisfait. Aussi ai-je fait le pari de l’imposer en proposant plusieurs de ces pièces, dans une démarche dramaturgique, puis scénique. 

Après un moment de stupeur, car l’écriture leur a semblé aride et abstraite (et très "française"), les élèves ont accepté le pari d’incarner cette parole. Cinq groupes ont pris en charge des pièces. Ils les ont auscultées, dépecées, recousues, et ont présenté des formes courtes à la fois iconoclastes et respectueuses. Je ne me suis pas comporté en metteur en scène, en les dirigeant et en leur proposant un cadre. Ils ont fait la majeure partie du travail, avec intelligence et imagination.

  • Les élèves devaient jongler simultanément avec plusieurs projets ces derniers mois (Création, Cartes Blanches, dossiers TFE…). Quel est ton rôle au sein de ce travail ? Comment as-tu dirigé la classe ?

C’est une affaire d’organisation et de disponibilité. Le calendrier est bien fait. Il s’agit de ne pas prendre de retard. J’ai été comme un chef d’orchestre, qui aiguille ses musiciens et même parfois les éperonne en douceur. Ma chance a été de tomber sur un groupe travailleur et à l’écoute. L’échange était facile, les rapports confiants et agréables. Tout ce que j’aime ! 

Les élèves ont remis plusieurs fois leurs ouvrages sur l’établi pour parfaire leurs propositions.  Comme un travail artisanal, avec un éclairage artistique. Il est essentiel que dans une école les deux facettes aillent de pair. 

  • Y a-t-il une anecdote que tu souhaites partager maintenant ce Module terminé ?

Pendant un temps, j’ai failli abandonner l’étude de Rambert, car je voyais que les élèves ne mordaient pas dans le gâteau. J’ai tenu bon, car à l’école il vaut mieux travailler sur les difficultés et aborder des terrains inconnus, voire épineux. D’ailleurs ils ont su faire contre mauvaise fortune bon cœur, et je suis persuadé que l’effort qu’ils ont dû fournir les a grandis.

  • Quel(s) conseil(s) pourraient tu donner aux élèves de 3ème année ?

De croire en soi, de garder l’envie, et de travailler, travailler, travailler…

François-Xavier Hoffmann

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