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Comment t'as fait ? Avec Birane Ba

Portrait de Birane Ba, ancien élève du Cours Florent

Birane Ba, ancien élève du Cours Florent, revient sur son parcours dans le troisième épisode de "Comment t'as fait ?"

Après une formation au Conservatoire municipal de Vernon, puis au Conservatoire régional de Rouen, Birane Ba rejoint la Classe Libre du Cours Florent en 2015. Il entre ensuite au Conservatoire national Supérieur d’Art Dramatique. Tout va s'enchaîner très vite pour le jeune comédien : il est embauché en septembre 2018 comme artiste auxiliaire à la Comédie Française. Il y interprète alors Octave dans Les fourberies de Scapin de Molière mis en scène par Denis Podalydès ainsi que le rôle-titre dans Bajazet de Racine dans une mise en scène d’Éric Ruf.  

Fort de son talent, en février 2019, il intègre la Troupe en tant que pensionnaire et devient à 24 ans le deuxième plus jeune pensionnaire de la Comédie Française. 

Birbane Ba, brillant comédien, revient pour nous sur son parcours au Cours Florent et nous raconte “Comment il a fait”...

À mon arrivée au Cours Florent, je rêvais de faire du théâtre tous les jours. Je me demandais ce que cela pouvait faire de se réveiller et de s'endormir en pensant au théâtre, d'être entouré de personnes qui voulaient faire ce métier, qui avaient des envies, des rêves, de l’ambition et une vision du monde différente de celle du milieu dans lequel j’ai pu grandir et évoluer. Pendant mes études, j’étais le seul à faire du théâtre.

« Qu’est-ce que cela peut faire d’être entouré de comédiens et comédiennes qui veulent refaire le monde ? » : c’était la question que je me posais. 

  • Les moments clés de ton parcours d’artiste ?

C'est toujours difficile de choisir quelques moments clés de notre vie. Si je devais en choisir quelques-uns, je commencerais par la découverte du théâtre quand j'étais au collège. C'est une professeure de français qui m’avait conseillée de m'inscrire au club théâtre, elle pensait qu’il y avait quelque chose d’intéressant chez moi. C’est ce qui a fait tout basculer. 

Ensuite, je dirais : mon entrée à la Classe Libre du Cours Florent. C’était la première fois que je montais à Paris, mais surtout c’était la réalisation des rêves que j’avais pu faire durant presque toute ma vie. 

Et finalement, mon entrée à la Comédie Française. C’était un objectif que j’avais depuis le collège. C’est à la Comédie Française que j’ai vu ma première pièce. Ce jour-là, j’avais dit à mon prof de théâtre : « un jour j’y serai ».

Ce sont ces trois étapes qui ont marqué ma vie professionnelle jusqu’alors.

  • Un souvenir du Cours Florent ?

J’ai plein de beaux souvenirs à Florent, mais il y en a un qui m’a marqué plus que les autres. 

Lors de mon entrée à la Classe Libre, on avait une scène à présenter et un entretien avec Jean-Pierre Garnier devant toute la classe. On se découvrait et on avait l’impression de se connaître en une heure d’entretien. C’était fort en émotion de se livrer, on savait qu’on pouvait se faire confiance dès le début de notre formation parce qu’on n’avait plus rien à se cacher. Et ça, c’était magnifique. 

  • Pour finir, un ou deux conseils ?

C’est toujours un peu délicat de donner des conseils sans passer pour un donneur de leçon… Je vais vous donner des conseils que je m’applique au quotidien, c’est une remise en question perpétuelle.

Je dirais qu’il faut rester ouvert au monde, le regarder avec un œil bienveillant car l’acteur, sur le plateau montre une part d’humanité. Ce regard sur l’humanité, il faut l’avoir également à l’extérieur du plateau. « Il faut rester vigilant devant le monde », comme dirait Lagarce.

Il faut également travailler car, le théâtre ne nous attend pas, il a vécu avant et il vivra après. Nous avons peu d’importance pour le théâtre, mais le théâtre en a pour nous. Il faut donc tout lui accorder, en tout cas beaucoup de choses. 

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