Portrait

Laurent Bellambe

CAMPUS
Paris
ANNÉE
PROFIL
professeur

Je ne délivre pas de « recette » aux élèves, je leur apprends à être autonomes, à penser leur propre théâtre et non le mien. 

  • Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel avant d’enseigner au Cours Florent  ?

J’ai été élève au Cours Florent, j’ai donc un attachement particulier pour cette école dans laquelle j’ai rencontré Olivier Medicus, qui m’a beaucoup appris et mis le pied à l’étrier, et des amis avec qui j’ai travaillé et continue de travailler. Nous avions créé le collectif des « Possédés », qui perdure encore. 

L’enseignement s’est introduit progressivement dans ma vie, en commençant par des stages au lycées, mon optique initiale étant à l’époque d’emmener le théâtre aux jeunes non pas forcément pour les former à devenir comédiens mais plutôt pour les aider à devenir spectateurs.

  • Qu’est-ce qui t’a donné envie d’enseigner au Cours Florent ? 

Il y a trois ans le Cours Florent m’a proposé de m’occuper d’un module de Classe Libre, j’ai accepté, adoré, et reconduit l’expérience pour me retrouver actuellement à m’occuper des élèves de deuxième année. Je considère que la pédagogie est en perpétuel mouvement. Je ne délivre pas de « recette » aux élèves, je leur apprends à être autonomes, à penser leur propre théâtre et non le mien. Tout en répandant la bienveillance et la confiance, j’essaie de faire en sorte qu’ils s’épanouissent en trouvant leur singularité. Je leur donne volontairement des scènes délicates pour qu’ils se dévoilent.

J’aime aussi travailler sur d’autres matières avec eux, comme la danse et la musique, d’ailleurs cette année, je vais collaborer sur un projet d’adaptation du « Roi s’amuse » de Hugo avec Cours Florent Musique.

  • Peux-tu nous parler de tes projets de théâtre ?

J’ai joué cette année dans une adaptation de « La Cerisaie » de Tchekhov intitulée « Lost in Tchekhov » mise en scène par Catherine Riboli, dans laquelle j’ai interprété les rôles de Trofimov et Charlotta (une femme). La pièce a été créée au Théâtre National de Bordeaux et s’est jouée dans plusieurs villes provinciales, l’année prochaine nous poursuivrons en tournée.

J’ai un autre projet avec le Collectif 18.3 qui mélange théâtre et danse, Hamlet-Machine d’Heiner Müller, après le Centre National de la Danse, nous rentrons en résidence au 104 pour 3 semaine à partir du 12 octobre. Pour ce spectacle j’ai engagé deux élèves du Cours Florent en plus des membres du collectif.

Je vais aussi jouer cette année dans un opéra à partir de février, « Acis et Galatée » de Haendel mis en scène par Anne laure liégeois et vais enchainer sur un Lagarce  Histoire d'amour , dernier chapitre mis en scène par elsa Bosc  pour Avignon .

Je trouve du plaisir à cette suractivité, c’est très important pour moi en tant que professeur de pratiquer parallèlement, le contraire me donnerait l’impression de ne rien avoir à apprendre aux élèves. Je ne conçois pas mon rapport avec les élèves comme unilatéral, c’est un échange.