Portrait

Chloé Dorthu

CAMPUS
Bruxelles
ANNÉE
2020
PROFIL
élève

Lors de ce stage, nous avons la possibilité de montrer qui nous sommes pendant une semaine, et non seulement en quelques minutes.

  • Comment as-tu découvert le Cours Florent à Bruxelles ?

Quand j’ai commencé à exprimer mon envie de devenir comédienne vers mes 10 ans, mes parents m’ont parlé du Cours Florent à Paris. Mais à l’époque, ce n’était pas encore une envie réalisable. Quand j’ai appris que l’école posait ses valises à Bruxelles, j’ai attendu avec impatience mes 18 ans pour pouvoir l’intégrer.

  • C’est via un Stage de Cinéma que tu as été admise dans le Cursus de Formation. Peux-tu nous en parler ? Quelles étaient tes attentes ? 

Le stage cinéma était une expérience très enrichissante avant de commencer le Cursus. Les instants captés par la caméra venaient expliciter les retours du professeur, ce qui était très constructif. En commençant le stage, j’espérais en apprendre beaucoup sur le jeu. En seulement une semaine, j’avais appris énormément de choses. Je trouve que c’est une superbe opportunité de pouvoir faire un stage d’admission plutôt qu’une audition car on a le temps de découvrir l’école, de voir si c’est vraiment ce qu’on veut faire et de rencontrer des personnes qu’on retrouvera peut-être après en cours. Lors de ce stage, nous avons également la possibilité de montrer qui nous sommes pendant une semaine, et non seulement en quelques minutes. 

  • Qu’est-ce qui a été le plus challengeant ?

La caméra est très exigeante, elle capte tout. Des petits détails, qui auraient pu passer inaperçus sur le plateau, se voient devant l’objectif. C’est donc très intéressant de jouer face à elle, et de voir qu’un simple regard peut transmettre beaucoup de choses. Parfois bien plus que les mots. J’ai dû surmonter ma timidité. J’étais très stressée en commençant le stage mais la bienveillance de Sonia Pastecchia est très rassurante et aide à gagner en confiance en soi.

  • Tu as donc découvert le jeu d’acteur face caméra pendant cette semaine intensive. Tu es maintenant en Première année. Tu suis une classe parallèle. Pourquoi avoir choisi de t’investir dans une deuxième classe ?

Les élèves du matin et de l’après-midi se croisent mais n’ont pas toujours le temps de discuter car les cours s’enchaînent. J’avais envie de découvrir des nouvelles personnes. Chaque classe forme une petite troupe assez soudée mais avec un dynamisme complètement différent. C’est donc très chouette de pouvoir partager des moments avec les deux groupes et de s’adapter à leurs énergies. Avoir le regard d’un autre professeur est aussi une grande chance. Gurshad Shaheman et Joffrey Roggeman travaillent différemment mais sont complémentaires. 

  • Comment organises-tu ta semaine entre tes cours, les ateliers, les répétitions… ?

Comme j’habite à Liège, je fais les allers-retours en train quotidiennement. J’arrive souvent à l’école vers 9h et je la quitte après 16h. J’enchaîne deux classes donc je n’ai pas le temps de faire des répétitions sur mon temps de midi mais j’essaye de m’arranger avec mes partenaires pour travailler le mercredi et/ou des jours après les cours.

  • As-tu des projets extérieurs au Cours Florent ?

Je tourne parfois dans des films en tant que silhouette ou petit rôle. Et je passe des castings. Mais pour le moment, je me concentre surtout sur les cours.

  • Quels conseils donnerais-tu à un.e futur.e élève ?

Il ne faut pas se mettre des barrières. Ce n’est pas facile de surmonter sa timidité mais quand l’envie est plus grande que la peur, il faut foncer. On en apprend énormément sur soi-même. Le Cours Florent n’est pas seulement une école de théâtre, c’est surtout une école de vie. On y fait de belles rencontres et l’école est toujours dans une sorte d’ébullition constante. C’est un des seuls endroits où on a la possibilité de s’exprimer librement et d’être soi-même sans être jugé. Il faut profiter un maximum et ne pas se freiner. Je lui conseillerais de suivre son instinct car il n’y a rien à perdre mais tout à gagner.