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Portrait de Damien Bigourdan

Professeur

Damien Bigourdan, professeur de l'école de théâtre à Paris
Damien Bigourdan, professeur de l'école de théâtre à Paris

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Damien Bigourdan
Théâtre
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Travailler avec les professeurs que j’ai eus au Cours Florent a été révélateur, leurs capacités pour la transmission ont éveillé chez moi cette même passion, je me disais que si j’avais la chance de faire ça un jour je la saisirais.

Portrait de Damien Bigourdan

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Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel avant d’enseigner au Cours Florent ?

Après le bac, je me suis spontanément inscrit au Cours Florent. A l’époque je chantais, les gens m’écoutaient, et j’aimais que les gens m’écoutent, donc cela devait vouloir dire que j’aimais déjà la scène…. J’y ai passé trois ans avec des professeurs incroyables. C’est de là qu’est né mon désir d’enseigner un jour. A l’issue de ce cursus j’ai intégré sur concours le conservatoire national supérieur d’arts dramatiques, qui a été synonyme de rencontres théâtrales et humaines fascinantes, notamment avec Olivier Py qui m’a choisi pour faire partie d’une de ses immenses mises en scène, « Le Soulier de Satin », de Paul Claudel.

Parallèlement je chantais toujours mais jamais de manière sérieuse, ce sont d’autres rencontres qui m’ont vraiment  initié au chant et fait comprendre que si je voulais devenir chanteur lyrique c’était possible, mais qu’il fallait travailler. Tout en poursuivant ma jeune carrière théâtrale, le chant et la musique prenaient de plus en plus de place dans ma vie, à juste titre puisque c’était la raison de ma venue sur scène. 

J’ai collaboré avec beaucoup d’individus différents, sur des projets différents, sans jamais avoir de grande période de creux.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’enseigner au Cours Florent ?

Travailler avec les professeurs que j’ai eus au Cours Florent a été révélateur, leurs capacités pour la transmission ont éveillé chez moi cette même passion, je me disais que si j’avais la chance de faire ça un jour je la saisirais. Puis j’avais envie de rendre à l’école ce qu’elle m’avait donné. J’ai essentiellement des classes de première année, et je trouve cela passionnant, je découvre aussi que l’on devient professeur par le contact avec les élèves et ce que l’on apprend grâce à eux. L’année prochaine je ne pourrai plus enseigner simplement car mes projets scéniques me prennent beaucoup de temps. 

Mon travail avec eux n’est pas axé sur l’érudition de la littérature théâtrale, mais sur l’acte théâtral en lui-même qui me fascine, (qu’est-ce qu’entrer en scène ? qu’est-ce que prendre la parole d’un autre ?), ainsi que sur le lyrisme et l’incarnation. J’ai du mal avec la psychologie dans le jeu, puisque face aux rôles on est en deçà du réel. En revanche, je ne les ouvre pas au chant, puisque je n’ai pas de formation qui légitimerait de leur donner des leçons.

Peux-tu nous parler de tes projets actuels ?

Bien que je continue à faire partie de projets théâtraux, ma carrière se resserre peu à peu exclusivement sur le chant. Dernièrement j’ai monté l’opéra « Le Balcon » inspiré de l’œuvre de Jean Genet, une équipe de soixante personnes à gérer, nous l’avons joué à Lille et Paris. Fin mai j’ai joué dans « Avenida de los incas » de Fernando Fiszbein un opéra contemporain, au Théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet. Je chanterai au festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence les 8 et 9 juillet dans l’opéra « Le monstre du labyrinthe » de Jonathan Dove pour lequel j’incarne le rôle principal. La direction musicale est assurée par Sir Simon Rattle, directeur du London Symphony Orchestra, soit un niveau très élevé qui me fait beaucoup stresser ! Fin août j’attaque les répétitions pour un opéra bouffe intitulé « Les chevaliers de la table ronde » mis en scène par Pierre André Weitz, scénographe d’Olivier Py. De l’opérette avec des scènes de théâtre pour un rendu délirant ! En même temps je ferai la mise en scène de l’opéra « Don César de Bazan » de Jules Massenet. Je poursuivrai ensuite sur la deuxième tournée de « L’annonce faite à Marie » de Paul Claudel, mise en scène par Yves Beaunesne au Théâtre des Bouffes du Nord. En septembre 2016, sera créé encore aux Bouffes du Nord « La Traviata » de Verdi dans lequel j’aurai le premier rôle masculin, Alfredo.

 

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