Portrait

Nell Geeraerd

CAMPUS
Bruxelles
ANNÉE
2019
PROFIL
élève

Il faut poursuivre ses rêves, pour ne rien regretter. 

  • Nell, peux-tu te présenter ?

J’ai 20 ans je viens de Linkebeek dans le sud de Bruxelles. Je viens d’une famille de 4 enfants, de parents séparés. Je suis la petite dernière et j’ai dû être vite autonome. Depuis que j’ai 4 ans, je me passionne pour l’art en général.  Je me suis beaucoup consacrée au piano, au dessin et à la photo. Je n’étais pas très sportive, donc j’ai mis de côté la natation et la danse, ce que je regrette un peu.

J’ai commencé le théâtre à l’âge de 7 ans à l’Ecole de la Scène, une école de comédie musicale. Tous les deux ans il y a un grand spectacle, j’en ai fait trois ! 80 enfants sur scène, c’était extraordinaire !

  • Quel a été ton déclic quant au fait de poursuivre cette voie ?

Le métier de comédienne était mon rêve, mais j’étais très hésitante, je ne savais pas si je pouvais aller bien loin. On m’a proposé de partir un an en Australie, j’ai eu le temps de faire le point, entre de multiples jobs ! Me lever le matin et faire quelque chose que je n’aime pas n’est plus possible ! Je me suis alors décidé : je me lance. Quant aux études supérieures, j’ai fait le choix de ne pas cumuler, je veux être confiante et me consacrer à ma passion.

J’ai fait un stage à Bruxelles à 15 ans, en 2012, puis à Paris cet été avec Cyril Anrep. C’était une super semaine, même si j’ai ressenti beaucoup de pression, mais finalement ça a été un moteur.

  • Deux mois se sont passés depuis ton entrée dans la formation de l'acteur, quel est ton ressenti, quelles sont tes expériences notables ?

J’étais très stressée en arrivant. C’était concret, je m’étais lancée ! Je voulais être hyper rigoureuse, je ne faisais qu’écouter et ne me mêlais pas aux autres. J’avais presque une carapace qui me rendait un peu froide, ce qui n’est pas moi du tout ! 

Je m’étais mis trop de pression pour la première échéance, Instantané. J’ai beaucoup travaillé, répété, à l’école et chez moi. Et en fait, ces 3 minutes d’échéance étaient géniales, et trop courtes à la fois. Alors go ! Je suis motivée : l’échéance suivante est Création Collective, et on va la créer tous ensemble !

Aujourd’hui, j’ai commencé l’atelier Corps en Jeu. C’était hyper intéressant, et notre prof, Ikue Nakagawa, est super. On a commencé par un échauffement, proche du Yoga, avec des positions pour se muscler. Ensuite nous avons fait des exercices sur le corps et l’espace. Par exemple, nous avons dû nous présenter, en silence, devant chaque élève en ligne. C’était l’opportunité aussi de rencontrer via cet atelier les élèves des autres classes. On ne faisait que les croiser et là on les a rencontrés et on travaille avec eux.

En tous cas mes objectifs sont d’apprendre à être autonome dans le travail, à me mettre moins de pression, faire des rencontres et vite commencer à travailler à l’extérieur de l’école. Mais je dois être patiente, le travail ne fait que commencer. Il faut bosser ! 

  • Un spectacle t’a-t-il marqué ou inspiré dans ton parcours ?

Il y a deux ans, j’ai été voir Kiss and Cry de Jaco Van Dormael et Michèle Anne de Mey. C’était une mise en scène de leurs doigts dans un décor ; c’était filmé en direct, amplifié et retransmis sur un écran. J’ai déjà mes places pour la suite en décembre : Cold Blood !

J’ai aussi été voir Amor il y a deux semaines, au Théâtre National, des mêmes metteurs en scène et chorégraphes. C’était incroyable, un seul en scène époustouflant, accompagné de vidéo. Cela parlait de l’expérience de mort imminente.

  • As-tu un conseil pour des personnes qui souhaitent intégrer le Cursus ?

Il faut poursuivre ses rêves, pour ne rien regretter. Mon papa me citer toujours Spinoza : N’ayez pas peur !.