Les portraits

Portrait de Nicolas Godart

Élève

Portrait de Nicolas Godart, qui remporte le prix du meilleur acteur au prix Olga Horstig 2019
Portrait de Nicolas Godart, qui remporte le prix du meilleur acteur au prix Olga Horstig 2019

Quick Facts

Nicolas Godart
Théâtre
.
N’oublie jamais pourquoi tu veux faire ce métier. Pourquoi c’est vital pour toi de le faire ; et ne sois pas toujours d’accord avec tes professeurs.

Portrait de Nicolas Godart

Élève

Nicolas Godart, ancien élève du Cours Florent Bruxelles (2015-2018) vient de participer au prix Olga Horstig à Paris. À l’issu de cette magnifique expérience, notre ancien élève a reçu le prix du meilleur acteur

Le campus du Cours Florent Bruxelles est très fier et heureux pour cet ancien qui a marqué la (jeune) histoire du campus de Bruxelles.

  • Nicolas, tu as commencé ta formation au Cours Florent Bruxelles… Quelle a été ta première impression de ce campus ?

Quand je suis arrivé devant, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé d’adresse. Mais une fois à l’intérieur, c’était grand, chaleureux, avec une belle atmosphère, le cadre confortable et le nombre d’élèves rendait le tout très convivial. 

  • Comment as –tu pu profiter du temps de l’école en Belgique ?

Je me suis énormément questionné, sur moi, sur mes envies, mes défauts et mes qualités… Je pense avoir pas mal évolué, même si j’ai gardé le même état d’esprit, qui m’a d’ailleurs beaucoup aidé jusqu’ici, à savoir, partir du principe que rien n’est impossible et qu’on peut tout faire si on le désire suffisamment. 

  • La lecture, les répétitions, tout cela était très présent durant ces trois ans ?

Personnellement, je ne suis pas un grand lecteur. C’est un défaut sur lequel je dois encore travailler… Mais c’est évidemment essentiel de lire, au moins, l’entièreté d’une pièce dont on travaille une scène. Au-delà des enjeux de l’histoire, on prend connaissance de tout ce que nous dit l’auteur sur le personnage, ça stimule l’imagination et précise les idées. Pour ce qui est des répétitions, oui, elles étaient très présentes, et d’ailleurs, il faut faire attention à ne pas perdre trop de temps à discuter, même des enjeux, parce qu’on ne créé vraiment que lorsqu’on joue. 

  • Tu as travaillé avec quels professeurs ? Qu’en retiens tu ? 

J’ai travaillé avec Sophie Van Everdingen, Sarah Siré, Myriam Saduis, François-Xavier Hoffman, Damien Chardonnet, et Jean-Pierre Garnier.

Ce que j’en retiens, c’est d’abord des univers différents et peut-être complémentaires, des artistes, avec leur caractère et leur processus créatif propre, et surtout des mots. C’est tellement complexe d’enseigner l’art de l’acteur, qu’il y a mille mots pour parler d’une seule chose et mille interprétations pour une seule indication donnée. Je pense qu’il faut prendre un peu de ce qui nous parle chez chaque pédagogue, mais surtout ne jamais oublier ses propres désirs, ne jamais se conformer.

  • Qu’est ce qui t’a impressionné et marqué ?

La sensation d’être entouré de gens qui nous comprennent, nous aiment en tant qu’humain et nous admirent en tant qu’artiste. Le monde parallèle bizarre dans lequel vivent les acteurs. Nos points communs. La nécessité de ne pas compter que sur ses facilités, ni sur le professeur, mais d’être son propre professeur. Construire sa méthode, son univers, questionner et repousser ses limites, relever les défis.

Après ces 3 années belges tu es arrivé à Paris, en classe libre ? Comment cela se passe pour toi ? 

Plutôt bien. Je ne peux pas dire le contraire, même si j’ai une tendance à voir le verre à moitié vide. Les bons côtés, c’est que j’ai trouvé un agent (qui est très bien), que je passe des castings, que je me suis fait des amis géniaux, et que j’aime toujours autant jouer. Les points plus négatifs … la Belgique me manque beaucoup. 

  • Quels sont les JOIES et les PEINES rencontrées quand on est (jeune) élève ?

Les joies : rencontrer des gens qu’il nous semble connaître depuis toujours, les ambiances de travail reposantes et inspirantes, être fier de soi quand on a pleins de retours positifs, des applaudissements, des compliments… Découvrir des textes, des pièces, des auteurs, des films qui nous ressemblent et dont on ne soupçonnait pas l’existence, se dire que depuis toujours, les humains ressentent ce que tu ressens parfois.

Les peines : je l’ai un peu abordé à la question précédente, le sentiment d’insatisfaction. L’impression de ne jamais avoir assez travaillé, assez créé. L’impression que les choses ne vont pas assez vite. L’égo qui prend trop de place, qui nous empêche d’avancer, qui nous fait tout dramatiser. Le sentiment d’impuissance, connaître le problème dans les détails et ne pas savoir comment s’y prendre pour le régler. Les périodes de doute, de parano, les crises, les nuits blanches…

  • Ton désir de faire ce métier, il a évolué ?

Non, il défonce toujours autant le plafond.

  • Qu’as-tu envie de raconter au monde ?

Ce que j’aime dans ce métier, c’est l’exploration de la part sombre des individus. Je veux nourrir l’idée que tous les humains, même les plus monstrueux, s’ils ne peuvent être excusés, méritent au moins une défense, et pour cause, ils sont humains, comme nous tous. Je crois que tous les personnages sont quelque part en nous, réels ou fictifs, et que c’est d’ailleurs ce qui nous permet de leur donner vie sur scène ou devant une caméra. Je veux dire « acceptez vos défauts, tant que vous essayez d’être quelqu’un de bien », Je veux raconter la folie des Hommes, la folie ordinaire et la folie clinique, et puis des histoires et des psychologies hors du commun, ou celles qui parlent d’un autre monde que celui dans lequel on vit actuellement.

  • Quels conseils pourrais-tu donner à un élève de 1ère Année qui commence ?

Ne perds pas de temps avec la question de la légitimité, jouer, c’est faire semblant et tout le monde est légitime pour le faire, ça n’engage à rien. Tu rends hommage aux personnages que tu joues. Tu les fais exister. Tu leur accordes le droit de s’exprimer. Rien à perdre, tout à gagner. 

N’aies pas peur d’être impudique, tu es le seul à savoir où tu places la frontière entre réalité et fiction. 

N’oublie jamais pourquoi tu veux faire ce métier, pourquoi, c’est vital pour toi de le faire, et ne sois pas toujours d’accord avec tes professeurs.

  • Le théâtre ? Le cinéma ? Quel est ton rapport à l’heure actuelle entre ces deux domaines ?

J’aime jouer sur scène, je me sens très libre en général, mais je vais rarement au théâtre. J’ai toujours voulu être acteur de cinéma, et c’est toujours ce que je veux. Malgré tout, je ne refuserais sûrement pas de monter sur scène si l’occasion se présentait. 

  • La France ? La Belgique ? Les deux ?

Je me sens mieux en Belgique, mais j’irai là où on m’embauchera. J’ai envie de jouer en anglais, alors pourquoi pas même partir un peu plus loin…

Merci et bravo à Nicolas GODART 

.

Découvrez d'autres portraits

Parole
d'élèves

Portrait de Curumim Gonçalves Dos Santos

Curumim est élève de deuxième année en formation cinéma au Cours Florent.Peux-tu nous parl (...)

Portrait de Curumim Gonçalves Dos Santos

Parole
d'élèves

Portrait d'Anissa Descamps

Anissa Descamps, élève de première année de la formation Acteur au Cours Florent Bruxelles (...)

Stages de Noël

Du 26 au 31 décembre
à Paris, Bruxelles, Montpellier, Bordeaux, Lyon, Tours, Nancy, Rennes
Inscrivez-vous en ligne

Stages pour Ados à Noël

Théâtre, Cinéma, Eloquence, Improvisation
à Paris, Bruxelles, Montpellier, Bordeaux
Inscrivez-vous en ligne

Soirée d'informations

12
Décembre

Théâtre

À Paris

À 19h30

Je m'inscris

Soirée d'informations

17
Décembre

Musique

À Paris

À 19h00

Je m'inscris

Soirée d'informations

14
Janvier

Comédie Musicale

À Paris

À 19h30

Je m'inscris

Soirée d'informations

10
Décembre

Théâtre

À Bruxelles

À 19h00

Je m'inscris