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Portrait de Colin Doucet

Élève

Portrait de Colin Doucet, élève en première année à Bruxelles
Portrait de Colin Doucet, élève en première année à Bruxelles

Quick Facts

Colin Doucet
Théâtre
2019
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Il faut croire en soi ! Quoi que tu fasses il y aura des gens qui t’aimeront, et d’autres qui ne t’aimeront pas.

Portrait de Colin Doucet

Élève

J’ai 29 ans, je suis né à Liège, je suis en première année de Formation d'Acteur au Cours Florent à Bruxelles. J’ai fait mes études supérieures en mécanique automobile, je suis diplômé. J’ai travaillé pendant deux ans ; ça me correspondait bien, mais on me faisait toujours faire les tâches ingrates et ça n’était pas compatible avec mon caractère ! J’ai eu l’opportunité de travailler dans l’Horeca grâce à un ami qui travaillait chez un traiteur. J’ai fait une première réception de neuf-cent personnes, ça a été du sport ; on m’a proposait de m’investir dans ce métier et j’y suis resté aussi pendant deux bonnes années. C’était cool et éreintant ! Je suis parti en France en saisonnier, dans Les Trois-Vallées ; puis je suis revenu en Belgique et on m’a proposé un poste en assistant logistique bilingue allemand. L’allemand est ma langue maternelle : ma mère est née à Raeren, qui était allemand avant le Traité de Versailles, mais qui est toujours une ville germanophone aujourd’hui. Après la période d’essai, on m’a proposé un CDI, que j’ai refusé pour intégrer le Cours Florent à Bruxelles

  • Qu’est-ce que t’ont appris toutes ces expériences ?

D’abord un côté très sociable : j’ai appris beaucoup dans ce rapport avec des gens de tout horizon. J’ai travaillé dans des ateliers, dans des bureaux, j’ai côtoyé des personnes de différents milieux sociaux.  Je ne suis pas dans la compétition, je fonctionne au feeling. Aussi de par ce parcours atypique, je sais ce que c’est que la vie professionnelle : j’ai pu voir ce que j’étais capable de faire et je m’adapte vite aux situations, aux circonstances. Et ça m’a permis de me rendre compte que ce que j’aimais c’était ça : l’art.

  • Quels ont été tes premiers pas dans le théâtre ?

J’ai fait un stage de théâtre à Verviers vers l’âge de 8 ans, je m’en rappelle encore hyper bien ! Juste avant le Cours Florent, j’ai été un an à l’Académie de Grétry près de Liège. Mon beau-père m’a inscrit au Stage de Théâtre à Bruxelles pendant les congés de carnaval en 2017, avec Damien Chardonnet. J’en suis sorti l’esprit complètement ouvert, fragmenté ! On a commencé par se présenter, on a fait des lectures de certaines pièces. La pédagogie de Damien est super, authentique dans le travail. Il nous a initié au travail du texte, mais aussi nous a éclairé sur les difficultés du métier.

Après le stage, j’ai eu la proposition pour le fameux poste, le meilleur qu’on ne m’ait jamais proposé. Le jour même je recevais le mail du secrétariat de l’école qui m’apprenait que j’étais admis Première année du Cursus de Formation ; c’est cette nouvelle qui m’a le plus rendu heureux ! J’ai rappelé mon boss de l’époque, qui m’a étonnement dit de foncer !

  • Une inscription spontanée alors !

C’est difficile à expliquer, je suis quelqu’un de très cérébral. Mais je pense que c’est ce que j’attendais depuis longtemps. Damien Chardonnet, qui est du coup maintenant mon chargé de cours à l’école, nous a encore dit hier que le théâtre ne nous sauvera pas. Je n’attends pas que le théâtre me sauve, n’empêche que si je n’ai pas ça, je suis mal ! On touche à l’humain, c’est quelque chose de très intérieur, on retranscrit des émotions. A chaque fois que je vais voir une pièce, je me dis que c’est ma place ! Je suis scotché ! Je vais avoir trente ans, c’est vrai que j’aurais pu le comprendre avant ! Peut-être aussi que si j’avais tenté des études de théâtre à 18 ans je me serai planté, justement par manque de maturité et d’expérience de vie.

  • Tu as fait de la radio. Comment es-tu arrivé dans un studio ?

J’ai fait quelques chroniques sur une radio associative liégeoise. Je fais du rap depuis que j’ai 14 ans, j’écris. Ça me donne des facilités pour apprendre les textes de théâtre d’ailleurs. Cette capacité à apprendre, puis à oublier, mais en gardant quelque part dans la tête un répertoire à réactiver si besoin. 

Et donc on nous invitait avec mon groupe à faire des freestyle sur 48FM. Et j’ai proposé des chroniques humoristiques aux animateurs une fois par semaine.

Là je me lance aussi dans l’écriture de nouvelles grâce au Cours Florent, ça m’ouvre à d’autres choses. J’ai beaucoup moins le temps pour le rap ; mais quand je suis dans le blues et que j’ai besoin d’écrire du 16 mesure je m’y remets et c’est cool ! Je n’ai de toute façon jamais eu l’ambition de faire carrière. Je pense que c’est trop cloisonné, il y a moins d’opportunité que dans le théâtre.

  • As-tu d’autres cours que ta classe principale ?

Je ne voulais pas me surcharger de travail au départ, à la rentrée. Un gars de ma classe m’a quelques temps après incité à intégrer une deuxième classe, une classe parallèle. Je ne regrette pas du tout : c’est génial d’avoir deux pédagogies différentes. Tu prends chez l’un et chez l’autre et tu crées ta propre méthode de travail. On apprend énormément. J’ai donc deux classes depuis novembre, le matin et l’après-midi, pour les échéances Création Collective et Alexandrins. 

J’ai aussi pris le PASS OPTION. J’ai fait l’atelier Corps en Jeu ; j’étais hyper à l’aise, vu que je fais beaucoup de sport, et un peu de médiation et de yoga depuis 5 ans. J’ai participé à l’atelier d’Improvisation, et aussi au Florent Impro Tour [F.I.T.] de Bruxelles ! J’ai tellement kiffé ! C’est super pour la confiance en soi et la spontanéité. Le professeur, Pierre De Brauer est génial ! Tout dépend de l’écoute, de tes réactions et de ta capacité à accepter les propositions des autres. Pendant le F.I.T., en une seule journée, j’ai énormément progressé ! C’était génial, d’aller, d’oser !

Je m’étais aussi inscrit à Acting in English mais je n’ai pas intégré la classe de peur d’avoir trop de travail. L’option Histoire du théâtre vient aussi de commencer avec Damien Chardonnet, c’est super intéressant !

  • Tu travailles en ce moment l’Alexandrin. Avais-tu déjà exploré ce genre de textes ?

Absolument pas ! Le rap ne répond pas aux mêmes contraintes, ce ne sont pas des vers ou des pieds, mais on a une contrainte de mesures et ça me parle, je m’y retrouve. J’ai pu découvrir une autre facette de la langue, le vieux français.

  • Qu’attends-tu de ton parcours à l’école ?

Tout est encore très frais. Mais je sens déjà une progression dans le corps, dans l’encrage, dans la technique, l’importance de l’écoute, de l’adresse… Les bases rentrent !

Je me dis que je dois prendre tout ce qu’on m’offre ici. Les élèves de Troisième année  nous le disent : le boulot qu’on doit fournir en dehors est plus conséquent que les heures de cours. Je prends les informations, je prends le métro et je répète mes textes en regardant les gens, je passe pour un fou mais ça m’aide à tester ma concentration. Je rentre chez moi le soir et je travaille encore ! 

Je suis un gars plutôt solitaire, mais quand il le faut on se retrouve avec mes répliques, ou avec un œil extérieur, c’est toujours intéressant. 

  • Quels sont tes projets après l’école ?

Je ne sais pas encore. Et je lis beaucoup plus qu’avant grâce au Cours Florent, je vais voir des spectacles… J’ai envie d’écrire des choses. Mettre en scène, filmer… J’ai envie de tout tester.

Je viens d’être caster par des anciens élèves du Cours Florent à Bruxelles, pour le TFE Ongaonga de Lucas Viudez. Donc je vais commencer déjà à travailler avec eux, sur de petites résidences.

  • As-tu un conseil à donner à un futur élève ?

Il faut croire en soi ! Quoi que tu fasses il y aura des gens qui t’aimeront, et d’autres qui ne t’aimeront pas.

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